MAX 09 - Le multitouch


table multitouch

Un conférence sur le multitouch, un thème qui nous tenait à coeur pour cet événement !

MAX a été l’occasion pour Adobe d’aborder le multitouch de manière plus détaillée. En effet, le matériel commence à devenir disponible pour le grand public et le succès de l’iPhone montre déjà l’intérêt des utilisateurs pour ce type d’interactions et la nécessité d’anticiper cette composante dans la conception des nouvelles Interfaces Homme Machine.

Nous résumerons ici deux conférences auxquelles nous avons pu assister : la première “officielle” assurée par une personne du groupe Cynergy, relativement générale et montrant quelques exemples intéressants. La seconde, appelée “unconference”, assurée par une personne d’Adobe, en charge de la prise en compte du multitouch au niveau du Flash Player 10.1, celle-ci plus technique et orientée sur les bonnes pratiques, particulièrement intéressantes.

Essayons de ressortir les principales idées et conclusions de tout cela.

La présentation s’articule autour des axes suivants :

  • Matériel et principaux environnements de prise en charge, à disposition du grand public
  • Types de mouvements reconnus nativement sur ces matériels
  • Implémentation avec AIR 2.0 et bonnes pratiques
L’un des points clés du multitouch est qu’il dépend fortement du matériel sur lequel l’application est mise à disposition.

Matériel et principaux environnements

Aujourd’hui, le multitouch est accessible au grand public via :

Matériel
  • Tablet PC (ex. HP TouchSmart) : l’écran détecte jusqu’à 4 points simultanément
  • MAC : le trackpad utilisé pour la souris est capable de détecter plusieurs doigts de façon distincte
Logiciels
  • Windows 7
  • MAC OSX Leopard

Types de mouvements et informations reconnus

  • Natifs
    • Zoom,
    • Swipe (action de faire glisser à deux doigts),
    • Rotation
    • Taille d’appui sur l’écran
  • Personnalisés (permet d’implémenter ses propres interprétations de mouvement)

C’est peu mais suffisant pour la plupart des actions connues.

On regrettera le fait que seul un mouvement natif est reconnu par le système à la fois, impliquant qu’on ne peut zoomer et faire pivoter un élément en même temps. Il faut dans ce dernier cas se débrouiller.

On appréciera aussi le fait que le “standard” établi par l’iPhone se retrouve dans les mouvements reconnus et pris en charge pour tous ces systèmes. A savoir que les mouvements natifs ne peuvent être utilisés en concurrence avec les événements personnalisés. Aussi, soit vous faites du natif, soit vous vous démerdez… Why not !

Implémentation avec AIR 2.0 et bonnes pratiques

La nouveauté est que AIR 2.0 écoute les événements envoyés par les systèmes multitouch et offre une API assez simple permettant d’y réagir. nous ne rentrerons pas dans les détails, mais plusieurs choses doivent être prises en compte avec attention pour produire une “bonne” application multitouch :

  • Il est important de pouvoir gérer les événement Souris et les événements Touch de manière unifiée pour que l’application reste compatible avec un système standard. N’oublions pas que le multitouch est loin d’être encore accessible à tous
  • Il faut penser à la taille des doigts : un bouton sera certainement plus gros dans une application multitouch, l’homme étant moins précis que la souris (désolé pour la blague de geek).
  • De ce fait, il faut idéalement être capable d’adapter son application à des résolutions différentes : certaines applications multitouch prennent tout leur sens sur des écrans très grands (table type Microsoft Surface), mais peuvent être amenées sur des écrans plus petits (tablet PC par exemple). Selon la résolution cible, un pixel n’aura absolument pas la même taille et l’application pourra devenir totalement inutilisable
  • Utiliser un gestionnaire personnalisé d’interprétation de mouvement en ActionScript (type touchLib) se révèle être une solution généralement plus flexible voire performante que l’usage de la détection native de mouvements simples. D’autant plus quand on repense à la restriction de non parallélisation de mouvement natifs simples (zoom + rotation).

Conclusion

Nous arrivons à un moment où les outils se présentent pour proposer des interface apportant réellement quelque chose en terme d’innovation et d’interactivité. C’est donc naturellement qu’Adobe s’insère dans cette voie et propose de reprendre la main sur les technologies déjà existantes dans ce domaine (type TUIO, touchLib…) et se tient prêt pour le matériel de demain !

A quand les éléments tangibles dans les boutiques Adobe ?

À noter : vous pouvez retrouver  les conférences sur le multitouch, sur Adobe TV :


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Soit pas timide...

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